Voici Steve BALLMER directeur et cofondateur de Microsoft.
Sans commentaire...
Ils sont fous...
Pourquoi ce titre? Parce que je pense que nous le sommes devenus. Dans notre course effrénée aux ambitions et aux convoitises, nous
perdons de vue l'important et le raisonnable. Le blog d'Eric LUDWIG
Voici Steve BALLMER directeur et cofondateur de Microsoft.
Sans commentaire...
Les parkings de supermarché, lieux magiques où s’exprime la bêtise humaine, ont encore une fois démontré leur efficacité :
Je voudrais juste réagir à un reportage du journal télévisé de ce midi sur France 2. Le sujet décrivait les préparatifs des fêtes de Pâques et l’achat traditionnel des figurines en chocolat. On pouvait y découvrir un client qui ne voulait pas acheter des chocolats en forme de poule à cause de la grippe aviaire!?!...
A ce stade, deux choses sont sûres :
1- Les poules ainsi que les œufs en chocolat ne sont pas contaminés par un virus grippal.
2- Ce monsieur devrait aller rapidement consulter, car dans son cas, l’utilisation d’un principe de précaution aussi poussé révèle d’un symptôme de débilus profondicum aigü.
Dans la rubrique, « ils sont fous et ils insistent », voici mon petit coup de gueule sur l’actualité qui complète ainsi les articles précédents sur le bio, les OGM et les pesticides.
Ayant traversé des crises comme celle de la vache folle, la qualité de notre alimentation nous effraye et notre expérience de consommateur nous pousse désormais à la prudence. Dans les esprits, les produits bio semblent être d’une qualité irréprochable car naturels, sans traitement chimique ni modification génétique. Selon le baromètre CSA Agence bio 2005, près d'un Français sur deux consomme désormais des produits bio et 56 % disent se sentir proches des valeurs véhiculées par ce type d'agriculture. C’est très bien et profitons-en. Encore un peu…
Un article du monde.fr annonce qu’un projet de nouveau règlement de la commission européenne va « tolérer » la présence de pesticides chimiques et d’OGM dans les productions bio. De plus, il serait interdit d'indiquer sur les étiquettes qu'un produit a été soumis à des exigences supérieures au règlement européen. Tout comme serait interdite l'utilisation au niveau national d'un cahier des charges plus strict, comme c'était le cas en France avec l'application du logo AB.!?!.
Jean Pierre COFFE dit toujours : « Vous mangez de la merde !». L’avenir lui donnera encore plus raison. Encore une fois, nous perdons l’option de choisir. Pour des raisons économiques, politiques ou pratiques, des mauvaises décisions sont prises et les conséquences se trouveront dans nos assiettes et celles de nos enfants.
Sources : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3228,36-780539,0.html
Tout comme le soleil, juillet arrive. Les jardins se colorent de fleurs d’été, les potagers regorgent déjà de bons et gros légumes. Comment pouvoir apprécier ces paysages sans nos jardiniers, qui avec beaucoup d’attention, soignent nos jardins et nos potagers. Depuis toujours, ils s’échangent des petites astuces pour soigner une plante malade par ici ou pour fortifier un légume par là. C’en est presque poétique… … et d’un autre temps !
Voici une de ses humeurs au micro de Guillaume DURAND :
« Si on est obligé d’expliquer pourquoi le Paris Dakar est une indécence ; c’est terminé.
Non, si on ne le comprend pas soi même, c’est terminé.
Si on n’a pas la sensibilité qui fait qu’on ne sent pas que c’est un crachat à la figure de millions d’africains, que c’est un crachat sur la beauté du désert, que c’est un crachat sur la culture de ces pays là.
Quand on ne voit pas l’obscénité à préparer une prestation soit disant sportive pour 500 millions de francs alors que le budget de l’éducation de la Mauritanie ou du Mali n’est que de 200 millions par an !
Si on ne sent pas cette obscénité là, alors il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.»
Chapeau l'artiste...
Pascal Sevran a écrit un livre intitulé "Le privilège des jonquilles". Les lecteurs peuvent y lire la phrase suivante :
« La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique. »
Interviewé par Lionel Paoli de Var-Matin/Nice-Matin, il s'est justifié sous ces termes :
« Et alors? C'est la vérité ! L'Afrique crève de la vérité de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire (…) J'écris ce que je pense. Si des gens bien au chaud dans leurs certitudes ne supportent pas d'entendre ça, eh bien que les choses soient claires, je les emmerde… Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète. »
Mon fils Alexandre, dans son programme de 5ième étudie justement l'histoire africaine dont voici un extrait de son livre de classe :
« Au XIX siècle, les Européens ont étendu leurs colonies en Afrique.
La colonisation a transformé l'économie africaine. Les Européens ont exploité les ressources minières et développé les cultures comme le café et le coton ; ils ont construit des voies ferrées et des ports pour acheminer ces produits vers l'Europe. En revanche, ils n'ont pas développé l'industrie qui risquait de concurrencer celle de la métropole.
Dans les colonies, les Européens ont imposé leur civilisation ; ils ont diffusé leurs langues et la religion chrétienne.
Indépendants pour la plupart depuis les années 1960, les Etats africains souffrent d'un manque de tradition démocratique et d'une grande instabilité politique… »
Bref, nous sommes plus riches (un peu grâce à l'Afrique) et ils sont plus pauvres (à cause de nous).
Il y a quelques années, une étude internationale a estimé le coût de l'élimination de la faim dans le monde (je ne retrouve plus les chiffres, si quelqu'un peut me les fournir). Le projet a été rejeté, les pays riches l'ont jugé trop coûteux.
Alors, qui est responsable de leur famine ?
Quelle moitié de la planète faudrait-il vraiment stériliser ?
Sources : Figaro.fr
Cette nuit, j’ai fait un rêve étrange : je vivais dans un monde où l’argent était plus important que la vie.
Le 26 décembre 2004, le tsunami a fait des milliers de victimes sous les objectifs des caméras. Les images ont fait le tour du monde et nous ont tous sensibilisés. L'élan de générosité pour les victimes a été sans précédent : 337 millions d'euros ont été mis à la disposition des principales associations. Un rapport de la Cour des comptes annonce qu'au 30 juin 2006 seulement 50% des ressources ont été utilisées. Le mensuel "Intérêts privés" dans un article du mois de février liste les organismes et nous informe de la part des dons non utilisés:
Croix Rouge française a reçu 115 millions € et dispose encore de 98 millions €
Secours catholique a reçu 36 millions € et dispose encore de 29 millions €
La fondation de France a reçu 20 millions € et dispose encore de 4,8 millions €
Secours populaire français a reçu 14 millions € et dispose encore de 8 millions €
Action contre la faim a reçu 14 millions € et dispose encore de 4 millions €
Médecins sans frontières a reçu 13 millions € et a tout dépensé
Handicap international a reçu 10 millions € et dispose encore de 4 millions €
Solidarité a reçu 6 millions € et dispose encore de 2 millions €
Commité catholique contre la faim a reçu 2,8 millions € et dispose encore de 1 million €
UNICEF a reçu 57 millions € et dispose encore de 0,1 million €
La société à partir d'un certain niveau n'a plus besoin de produire plus, elle satisfait nos besoins essentiels et de confort.
Thorstein Veblen, économiste et sociologue américain, tente justement de répondre à la question : Pourquoi les sociétés cherchent-t-elles à produire toujours plus ?
Selon lui, la rivalité de signes ostentatoires est un mécanisme fondamental dans les sociétés humaines. Tout individu ou tout groupe social est en rivalité de statut et veut montrer qu'il vaut un peu plus que ses voisins. Les groupes sociaux vont se différencier les uns par rapport aux autres par cette capacité à pouvoir accéder à ce que l'autre n'a pas.
De plus, chaque groupe social convoite les capacités du groupe « supérieur » sans regarder les groupes « inférieurs » ce qui lui interdit de se contenter de ce qu'il possède déjà.
Ces mécanismes engendrent une augmentation de la consommation et une demande forte de nouveautés. L'apparence est une priorité, on cherche à s'identifier par ce que l'on possède (objets électroniques dernière génération, voiture de luxe…). Nous nous entourons donc d'objets qui ne correspondent pas à un vrai besoin, qui n'ont plus leur valeur utile, mais deviennent des messages que nous envoyons à nos voisins rivaux pour affirmer notre position sociale dominante.
Je pense que ce qu'énonce Veblen est le principal moteur de notre société. Je le vois comme un mécanisme pervers, une compétition sans fin afin de posséder autant voire plus que l'autre. Etre raisonnable, c'est au contraire accéder à un détachement, une lucidité vis à vis de ces pressions sociales et donc de ne pas entrer dans ces spirales pernicieuses et désespérées.