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Environnement

Jeudi 23 mars 2006

Passons maintenant du comportement individuel au comportement d’un collectif ; une nation par exemple. Au regard des économistes, un des principaux indicateurs de santé d’un pays est l’indice de croissance. Il peut atteindre 7 à 9 % pour les pays en plein développement comme la Chine. Le malheur est que notre folle exploitation des ressources de la terre atteint maintenant ses limites. La pollution, le réchauffement de la terre, la destruction de nombreux écosystèmes, nous démontrent quotidiennement que ce modèle de développement n’est plus viable. Continuer ainsi est une pure folie ; Si notre indice de croissance se stabilisait à 3% pendant encore un siècle, notre consommation serait multipliée par 20 (dixit Albert JACQUARD). Actuellement, nos ressources naturelles peinent déjà à subvenir aux besoins des pays industrialisés…

En 1987 est apparu la notion de développement durable dont voici la définition : Est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs besoins.

Certains politiques tirent le signal d’alarme : Extraits du discours de Jacques CHIRAC lors du sommet mondial du développement durable à Johannesburg (lire le discours complet)

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au nord comme au sud, et nous sommes indifférents. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Il est temps, je crois, d'ouvrir les yeux. Sur tous les continents, les signaux d'alerte s'allument… »
« …Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d'un crime de l'humanité contre la vie… »
« …Si l'humanité entière se comportait comme les pays du nord, il faudrait deux planètes supplémentaires pour faire face à nos besoins. »

Autre effort, le protocole de Kyoto, non ratifié par les USA, préconise une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 2008 et 2012. Beaucoup de nations affichent déjà des difficultés à y répondre. Sachez que pour stabiliser l’effet de serre, il faudrait diminuer nos émissions de 60% (dixit Hubert REEVES).

Il est important que nous corrigions individuellement notre mode de vie pour éviter tout excès.

Un proverbe amérindien dit : « La Terre n'est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent. »

Par Eric
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Mardi 25 avril 2006

Je vous propose un petit test de deux minutes : Avant de ranger vos courses, regardez les ingrédients que vous consommez et triez-les. A gauche, les achats ne contenant que des produits naturels, et à droite les autres (contenant au moins un conservateur, un correcteur, un Exxx).
Vous risquez d'être surpris par le résultat.

Lorsque vous faites vos courses, prenez le temps de comparer la composition des produits. Souvent à tarif identique, vous trouverez un produit plus naturel.

POURQUOI JE MANGE BIO?

1 - Premièrement, pour nous (ma famille et moi) nourrir avec des produits de qualité et plus savoureux.
Certains diront que c'est plus cher. C'est effectivement un peu plus cher car le fait de ne pas utiliser d'engrais et de pesticides chimiques limite la productivité à une valeur naturelle. Il est alors normal que cet effort du producteur s'en ressente sur le prix.

Mais faisons maintenant une réflexion inverse à cette démarche en disant : « Je m'en fiche du bio, une pomme reste une pomme ». Laissez-moi alors vous donner deux trois chiffres :

- Après les USA, la France est le deuxième utilisateur mondial de pesticide avec 110 000 tonnes/an. Actuellement, 94% de nos cours d'eau et 75% de nos nappes souterraines sont pollués. (Nicolas HULOT dans son livre Le syndrome du titanic)
- Le DDT, un pesticide interdit depuis 1970, est encore présent dans nos corps, il vient de passer au travers de la troisième génération. Les femmes accouchent encore de bébés contaminés (Michel Field sur Europe1).
- En 2001, le blé tendre recevait en moyenne, deux désherbants, trois fongicides, un insecticide et un raccourcisseur de paille, c'est à dire trois traitements de plus qu'en 1994. (Mensuel Agreste-Primeur Ministère de l'agriculture)
- Les engrais azotés représentent 53% de la totalité des émissions de gaz, à effet de serre, d'origine agricole (Nicolas HULOT dans son livre Le syndrome du titanic)
- Le professeur Dominique BELPOMME, dans son livre « Ces maladies créées par l'homme », nous affirme que 80 à 90% des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement.
-Etc, etc

2 - Manger Bio, c'est aussi manger différemment en respectant les quantités dont nous avons besoin.
« Le monde contient bien assez pour les besoins de chacun mais pas assez pour la cupidité de tous. » (Gandhi).

En jetant un aliment périmé, il faut savoir que vous jetez aussi toutes les ressources et l'énergie qu'il a fallu mobiliser pour le créer et vous l'amener.
Par exemple, pour élever un saumon, il faut le nourrir avec cinq fois son poids en farine de poisson. Pour créer un kilo de farine, il faut cinq kilos de poisson. Donc 1 Kg de saumon représente 26Kg de poisson.

René DUBOS disait : « Pour une seule calorie alimentaire qui aboutit dans notre assiette, dix calories industrielles ont été consommées. Trois pour les engrais et l'amortissement du matériel agricole, liées directement à la production ; mais aussi sept calories industrielles pour le transport, la conservation, l'emballage, la promotion du produit, et autres tâches annexes. »
« Dans les extrêmes, on s'aperçoit qu'il faut un litre de fuel pour produire une salade de serre chauffée, soit 500 calories utilisées pour la production d'une seule calorie de nourriture » (Philippe DESBROSSES docteur en sciences de l'environnement)

3 - Pour quitter mon statut de consommateur au profit de consomm'Acteur.
Oui, consommer différemment est aussi une façon d'exprimer nos choix. D'essayer de faire fléchir la consommation vers un mieux : Beaucoup plus sain et moins polluant.

Aujourd'hui, l'ennemi de l'homme n'est autre que l'homme, et le voici contraint d'endosser le double rôle de responsable et de victime. Mais il ne tient qu'à lui d'en prendre un troisième et de devenir son propre sauveur. (Nicolas HULOT).

Par Eric
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Vendredi 5 mai 2006

On entend souvent parler de l’effet de serre et du réchauffement de la planète, mais que cachent ces termes ?
Pour accélérer la germination de ses semis au printemps, le jardinier les met en serre en les couvrant d’une plaque de verre. La lumière jaune du soleil traverse le verre puis elle est absorbée et transformée en chaleur par le terreau qui voit sa température augmenter. Ce terreau dégage de la chaleur par un rayonnement infrarouge que la plaque ne laisse pas passer. Elle est transparente aux photons jaunes mais opaque aux photons infrarouges. C’est elle qui est responsable de l’effet de serre. Or il se passe la même chose sur la terre. Le gaz carbonique, la vapeur d’eau, le méthane et plusieurs gaz à effet de serre forment une couche qui fait office de plaque de verre. Cet effet de serre est naturel et utile, puisque sans lui, la moyenne des températures sur terre serait de -5°C au lieu des 14°C actuels.

1 - Le mécanisme naturel de l’effet de serre est un équilibre fragile entre production et absorption de ces gaz.
Le méthane, émanant naturellement de la décomposition des végétaux (ex : tourbières), et le CO2 émanant des feux de végétations alimentent naturellement l’effet de serre.
A l’inverse, les océans et la végétation absorbent ces gaz.

2 - Vient maintenant se rajouter l’activité humaine. Hors mis le nucléaire, toutes nos principales énergies (même électriques), sont basées sur la combustion des ressources fossiles  (charbon, gaz, pétrole) et générent donc toutes des gaz. La consommation des pays industrialisés est excessive puisque moins de 15% des humains consomment 80% des réserves naturelles. Ils participent ainsi à l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère en plus de ceux émis naturellement.

Voici les évolutions dans l'atmosphère de ces principaux gaz de l’an 1000 à 2000:



Nous consommons sans mesurer l’impact qu’a cet excès sur notre environnement. Voici donc deux ou trois exemples assez explicites :
- La hollande souhaite construire son plus grand champ d’éoliennes offshore. L’économie de gaz à effet de serre générée par ce champ sera éliminée si un avion supplémentaire fera une navette quotidienne entre l’Europe et les USA.
- Les avions qui décollent d’un aéroport français engendrent aujourd’hui une pollution équivalant à la moitié des émissions des voitures particulières des Français. Il faut savoir aussi que contrairement aux voitures, le carburant des avions n’est pas taxé.
- Pour élever d’un degré supplémentaire la température de votre maison (de 20 à 21C°), vous allez consommer 7% d’énergie supplémentaire et générer donc autant de gaz.


Théodore Monod comparait l’histoire de notre Terre à l’obélisque de la place de la Concorde. La vie de l’un est égale à la hauteur de l’autre. En haut de l’obélisque, une pièce de monnaie est posée ; son épaisseur correspond à l’histoire de l’homme depuis son apparition sur Terre. Sur la pièce, une feuille de papier à cigarette, elle représente ce que nous appelons l’histoire.

Pourquoi la cupidité de quelques hommes doit-elle les pousser à détruire tout ce qui a pris tant d'années à se créer et à se stabiliser ?

Articles suivants :
Effet de serre (2/3) : Où en sommes nous ? Les prévisions et les dangers.
Effet de serre (3/3) : Les solutions


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre
Hubert REEVES (Mal de terre)
Nicolas HULOT (Le Syndrome du Titanic)
Revue Science et Vie
http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s3/causes.emissions.html

 

 

 

 

Par Eric
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Mercredi 10 mai 2006

1 - Où en sommes nous ?
Le groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a écrit dans son rapport de 2001 : « Il y a des preuves nouvelles et fortes que l’essentiel du réchauffement observé au cours des cinquante dernières années est imputable aux activités humaines ».

Voici l’évolution de la température pour les 140 dernières années :

 

L’équilibre fragile entre production et absorption de gaz à effet de serre est rompu. Nos consommations d’hydrocarbures, l’agriculture et la déforestation libèrent approximativement 7 milliards de tonnes de carbone par an, alors que les océans et les plantes ne sont capables d’en absorber que 50 à 60%.

En 2005 aura été une année sans précédent connu pour l’activité cyclonique dans l’Atlantique Nord. A tel point que OMM a dû étendre sa nomenclature des tempêtes tropicales. Les cyclones sont baptisés par une lettre de l’alphabet latin tirée dans l’ordre à mesure qu’ils se forment tout au long d’une année ( A comme Arlene, B comme Brett…). Or cette année, pour la première fois, l’alphabet latin a été épuisé et il a fallu continuer avec l’alphabet grec jusqu’à Epsilon.

L’extension de la couche neigeuse a diminué de 10% depuis la fin des années 1960 et, dans le même temps la durée de gel des lacs et des rivières a été réduite en moyenne de deux semaines.

Dans l’hémisphère Nord, l’extension de la glace de mer au printemps et en été a été réduite de 15%.

Au pôle Nord, l’épaisseur de la banquise a diminué de 40%

Des icebergs de la taille d’un département se décrochent de l’Antarctique et viennent fondre dans l’océan. 


2 – Les prévisions

En 2001, le GIEC a réalisé une modélisation prévoyant sept scénarios de l’évolution du climat en fonction de la croissance économique, du développement technologique, de notre consommation énergétique et de l’évolution de la démographie. Il y est prévu, en fonction du scénario, une élévation de température de 1,4 à 5,8°C pour 2100 (par rapport au 14°C de 1980).

A la clé, les modélisations annoncent une augmentation des événements extrêmes (inondations, sécheresses, tempêtes, cyclones…), les zones arides s’assécheront (notamment le bassin méditerranéen), tandis que les régions bien arrosées recevront davantage d’eau, via des pluies plus intenses.
Par effet de dilatation thermique, le niveau de la mer s’élèvera de 20 à 80 cm pour 2100.

D’ici à 2050, un été comme celui de 2003 correspondra à un été moyen. Et à la fin du siècle, on le considérera même plutôt comme un été frais (Michel Déqué, modélisateur à Météo-France).

N’imaginez pas qu’une augmentation de 2 à 5°C est parfaitement supportable, car il faut savoir que lors de la dernière période glaciaire, la moyenne des températures n’était que de 5°C inférieure à la valeur actuelle.


3 – Les dangers
L’effet domino est le principal danger. Les climatologues craignent que nous fassions tomber le premier domino et qu’ensuite un emballement s’enclenche sans que nous puissions plus rien y faire.

Si nous continuons ainsi à provoquer le réchauffement climatique, le phénomène naturel d’absorption des gaz par les forêts risque alors de se stopper voire de s’inverser par leur assèchement et contribuer à l’effet de serre.

De plus, le fond des océans contient des clathrates ou hydrates de méthane ; c’est une glace composée d’eau et de méthane. Ces clathrates contiennent un volume de méthane immense et comparable au volume de toutes nos énergies fossiles (pétrole + gaz + charbon). Ce gaz y restera emprisonné si la température ne s’élèvera pas trop vite :

- Si l’augmentation thermique des océans sera assez douce, le méthane sera alors libéré du fond des océans par petites bulles qui seront progressivement dissoutes avant d’arriver à la surface.
- Par contre, dans le cas où une plus grosse quantité de méthane sera libérée, il arrivera jusqu’à l’atmosphère et provoquera un emballement de l’effet de serre. Car avant de s’oxyder naturellement et de se transformer en CO2, le méthane possède un effet de serre 10 à 20 fois supérieur à celui du CO2. Il va donc contribuer à chauffer l’atmosphère et les océans qui vont alors libérer encore plus de gaz. L’effet boule de neige…

4 – Conclusion
Jean Baptiste SAY, un des fondateur de l’économie, a dit au début du XIX ième siècle : « L’eau et l’air pur sont des biens qui ne peuvent pas avoir de valeur car ils sont disponibles sans limite. ». Je pense que cette affirmation n’est plus vraie, car au contraire l’air et de l’eau ont justement une valeur immense qui va conditionner notre avenir.

« Arrêtez, pour l’amour du ciel ! ». Cette expression sortie de son contexte religieux prend maintenant tout son sens.


Article suivant :
Effet de serre (3/3) : Les solutions

Sources
Science friction
Science & Vie N°1061 (Climat : L’équilibre est rompu)
Hubert REEVES ( dans son livre : « Mal de Terre »)
Albert JACQUARD

 

 

 

Par Eric
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Vendredi 19 mai 2006
La solution n’est pas technique mais comportementale. Notre réflexe est de toujours penser que quelqu’un trouvera bien un jour la solution au problème. Alors on continue comme d’habitude et on verra après... C’est hypothéquer l’avenir de nos enfants, car pour l’instant personne n’entrevoit de solution miracle. Il nous faut donc individuellement et par petites touches limiter la progression de l’effet de serre et arrêter notre consommation boulimique au profit d’une consommation plus intelligente.

On pourrait aussi se dire : « Mais que font les politiques ? C’est à eux de trouver une solution ! ». Leur comportement est toujours calqué sur nos volontés (le CPE en est un exemple). Mikhail Gorbatchev disait : « Quand les citoyens pensent, le parlement et le gouvernement commencent aussi à penser. »
Donc encore une fois, le changement doit se faire au niveau de l’individu. Nous devons apprendre à nous auto discipliner pour que nos enfants ne soient pas condamnés à subir les conséquences de notre égoïsme.

Testez-vous: Le site Défi pour la terre vous propose, par le biais d’un petit questionnaire, d’estimer votre consommation, de cibler les améliorations possibles et enfin de mesurer vos émissions de CO2. Je vous engage à faire ce petit test, cela ne prend pas plus de 5 minutes. Vous serez surpris du résultat car vos émissions individuelles de CO2 se mesurent en tonnes par an.

« Le monde pourrait être autre, à vous de le décider, vous êtes libres – mais faites vite. Car un jour nous buterons sur l’entrave de trop. Nous nous réveillerons résignés, ou pire, dépendants d’une situation face à laquelle nous n’aurons plus de choix. » (Nicolas Hulot)
Par Eric
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Lundi 29 mai 2006

Qu'est-ce qu'un OGM ? : Un Organisme Génétiquement Modifié (OGM) est un animal, une plante ou un micro-organisme dans lequel, grâce aux biotechnologies modernes, l'homme a introduit un ou des gènes étrangers spécifiques, pour l'acquisition d'un caractère nouveau.

Ainsi, le génie génétique permet d'obtenir des organismes résistants aux insectes (pomme de terre, maïs, coton,…), ou tolérants aux herbicides (soja, maïs, colza, coton,…). Plus rares, il en existe aussi plus résistants au virus (poivron, papayer, courge, pomme de terre, ….) ou à la sécheresse (blé, maïs, …).

Je n’ai pas encore d’avis sur l’aspect sanitaire de ce type de plantes : Les uns annoncent avec fracas que les OGM vont fortement limiter l’utilisation des traitements chimiques et pensent même qu’ils vont contribuer à lutter contre la faim dans le monde. Les autres annoncent évidemment le contraire et qu’un principe de précaution est indispensable. Qui croire ? Je ne sais pas…

Ce que je sais par contre, c’est que 80% des français ne veulent pas en consommer. Mais sans le savoir, ils en mangent déjà et vont en manger de plus en plus.

La législation autorise l’étiquetage « sans OGM » pour un aliment en contenant un maximum de 0,9% (et 0% pour conserver l’appellation BIO). Donc même garanti, vous en consommez déjà tous les jours. La législation préconise aussi une distance de sécurité entre les champs pour éviter la pollinisation des plantes entre elles (vent, abeilles…). D’après le texte en cours de validation, cette distance sera d’environ 20 à 50 mètres entre un champ classique et un champ OGM. Cette valeur est très insuffisante puisque la pollinisation du maïs peut s’effectuer sur des centaines de mètres et le colza sur un peu plus de 10 Km.

Voici deux exemples les plus connus de contamination:

Felix BALLARIN est un agriculteur espagnol. Il produit du maïs de façon traditionnelle par sélection de ses propres semences en conservant une partie de sa production pour les semences de l’année suivante. Un jour en faisant analyser sa production, il réalisa qu’elle contenait 34% d’OGM. Pourquoi un taux aussi élevé ? Parce qu’il sélectionnait ses semences à partir de sa propre production déjà contaminée par un voisin et que les pollinisations annuelles n’ont fait qu’amplifier le problème.

Deuxième exemple, un paysan canadien du nom de Percy SCHMEIZER sélectionnant aussi ses propres semences depuis plus de 50 ans a vu son champ pollué par les OGM du champ de son voisin. Percy a été poursuivi devant la justice par Monsanto, la firme qui a vendu les OGM à son voisin. Car du point de vue des droits de propriété intellectuelle, les semences transgéniques brevetées sont souvent comparées à des logiciels informatiques. Elles ne peuvent donc pas être multipliés par leurs utilisateurs. Légalement, Percy SCHMEIZER n’était plus propriétaire de sa production.

Comment peuvent réagir les agriculteurs ? Ils sont contraints d’acheter chaque année à Monsanto (et autres) leurs semences garanties sans OGM au lieu de les produire. Ils sont aussi contraints d’acheter à Monsento (et autres) les herbicides pour éviter d’être contaminé par le champ OGM de son voisin qui se fournit lui aussi chez Monsento (et autres).

L’ironie dans ces exemples, démontre que les OGM ne limitent absolument pas l’utilisation de produits chimiques puisque c’est maintenant au voisin d’en épandre pour s’en protéger. Mais aussi que les méthodes traditionnelles voire ancestrales de sélection sont devenues caduques. Et enfin, que les producteurs par cécité volontaire ou involontaire vont fournir des produits plus en plus contaminés que nous allons manger. Au final, nous perdrons alors l’option de choisir ce que nous mangeons.

Au terme de cet article, la seule chose rassurante est que je ne me suis pas trop trompé dans le titre de mon blog.

Par Eric
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Vendredi 2 juin 2006

Dans la philosophie chinoise, le yin et le yang sont deux catégories opposées, mais aussi complémentaires, que l'on peut retrouver dans tous les aspects de la vie et de l'univers.
En relation d'opposition, chacun des deux porte en lui le germe de l'autre ;
En relation d'interdépendance, l'un ne se conçoit pas sans l'autre ; l'excès ou la déficience d'un des deux entraîne des conséquences sur l'autre et un déséquilibre de l'ensemble ;
Bref, ils se complètent et s’opposent comme : l’homme et la femme, le jour et la nuit, le bien et le mal…

A propos du bien et du mal, quelle relation y a-t-il entre ces deux concepts ? Y a-t-il une recherche d’équilibre ?

Le bien
Depuis toujours, l’homme essaie d’améliorer son confort et ses plaisirs. Cela a commencé par Gmurf (c’est le prénom d’un homme préhistorique) qui pour la première fois a utilisé le feu pour ses besoins de sécurité, de chaleur et de lumière. Au fur et à mesure des générations, les capacités intellectuelles de l’homme ont évolué et lui ont permis d’utiliser des outils trouvés ici et là (pierre, bois), puis de les construire. L’évolution a continué son chemin pour arriver à nos jours, où nous construisons de machines très complexes et nous élaborons des substances qui nous soulagent quotidiennement. Elles sont présentes tout autour de nous (voitures, machines à laver, nettoyants, désherbant, engrais…) et nous rendent d’énormes services :
Un truc est sale ; pas de problème il existe justement un produit révolutionnaire qui nettoie sans frotter.
Mon gazon contient quelques mauvaises herbes ou les salades de mon jardin se font manger par les escargots ; Quelques poignées de poudre, et hop, tout est beau.
Nous sommes constamment à la recherche du produit ou de l’outil qui va, encore plus que le précédent, soulager notre vie d’un fardeau. Si l'on compare notre vie à celles de nos parents et de nos grands parents, il est évident de remarquer une progression dans la qualité de vie et une diminution des contraintes. Ah, que la vie est belle !

Le mal
Que se passe-t-il lorsque l’on met une ou deux poignées de pesticide dans son jardin ? Tout disparaît et c’est tout ? Non, ce n’est pas magique. Un pesticide est un poison relativement efficace. Il tue une grande partie des parasites, mais s’insinue dans la terre, puis dans l’eau. Il remonte ensuite la chaîne alimentaire pour arriver jusqu’à vous. Appliquer un pesticide c’est le manger. Il ne tue qu’une partie des parasites, les survivants génétiquement plus résistants vont alors se reproduire et fournir des générations de moins en moins sensibles. A terme, le produit de départ devient inefficace, il faut alors augmenter les doses ou passer à des produits plus toxiques. Et nous les mangeons toujours.

Si vous ne me croyez pas voici deux ou trois chiffres :

Mars 2006 L’Association pour la recherche sur le cancer (ARC) et celle des Accidentés de la vie (FNATH) ont rendu publics les résultats d’une étude menée dans la Gironde, montrant que le risque de tumeur du cerveau est 2,6 supérieur chez les utilisateurs de pesticides, qu’il s’agisse d’agriculteurs ou de particuliers qui cultivent leurs plantes d’intérieur ou leur jardin.
http://www.lefigaro.fr
http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=1462
http://associations.societegenerale.fr/EIA--Les_pesticides_entraineraient_une_augmentation_du_risque_de_tumeur_cerebrale-sv-asso-rq-afp-actu-4819.html

Décembre 2003, la WWF propose à 47 personnes (de 17 pays d’Europe) des analyses. Elles ne  portaient pas sur les 100 000 composés chimiques que nous utilisons, mais plus modestement sur 101 (les chiffres varient de +/- 2 en fonction de l’article) que l’on trouve dans les produits et objets quotidiens. Les résultats ont relevé une moyenne de 41 substances ; allant jusqu’à 54 pour un député européen ; 13 substances identiques ont été trouvés chez chaque volontaire testé, y compris des produits interdits en Europe depuis plus de 20 ans pour leur toxicité.
http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=europe/20041019.OBS9409.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/

http://www.greenpeace.org/belgium/fr/campaigns/substances-toxiques/contamination-de-nos-organisme



Juin 2005, toujours la WWF fait analyser le sang de 13 familles européennes sur trois générations (12 à 92 ans) : Les molécules de 73 produits chimiques dangereux sont présentes dans le sang des personnes testées. Une grand-mère détenait le triste record de 63 substances, une mère 49 et 59 pour un enfant.
http://www.wwf.fr/pdf/CPtestseurope.pdf

Les travaux de Niels Skakkebaek du centre hospitalier de Copenhague, on démontré une baisse de 50% de la concentration des spermatozoïdes et ceci lié en partie à des polluants ayant un effet de perturbateur hormonal.
http://www.emcom.ca/Key/skakkebaekfr.shtml

« De graves problèmes se posent également avec l’usage domestique de substances toxiques (comme le formaldéhyde, utilisé dans le cirage des meubles, les colles, les vernis, les bombes dépoussiérantes, etc) qui provoquent des allergies,de l’asthme, et sont probablement cancérigènes. L’air des maisons en est pollué. Une solution est une ventilation très régulière. Ouvrez vos fenêtres… » (Hubert Reeves – « Mal de terre »)

Conclusion
L’équilibre est bien présent. Nous recherchons du confort, nous essayons de limiter les contraintes. En contrepartie, la vie répond en amplifiant d’autres aspects négatifs et repositionne ainsi un nouvel équilibre. La notion de Yin et Yang se vérifie.

Pour terminer, Paul Valery disait, il y a plus d’un demi siècle : « L’homme moderne s’enivre de dissipations. Abus de vitesse, abus de lumière, abus de toniques, de stupéfiants, d’excitants. Abus de fréquence dans les impressions ; abus de résonances ; abus de facilités ; abus de merveilles ; abus de ces prodigieux moyens de déclenchement, par l’artifice desquels d’immenses effets sont mis sous le doigt d’un enfant. Notre système organique réagit ici à peu près comme il le fait à l’égard d’une intoxication insidieuse. Il s’accommode à son poison : il l’exige bientôt. Il en trouve chaque jour la dose insuffisante.»


Sources : Jean-Marie PELT et Gilles-Eric Séralini – «Après nous le déluge»

Par Eric
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Jeudi 6 juillet 2006

1) LES RAPA NUI

Avant le XIV siècle, l’île de Pâques était un lieu où il faisait bon vivre. Ses habitants, les Rapa Nui, jouissaient d’un climat favorable et de ressources abondantes.

Malheureusement, l’île était trop petite pour subvenir aux besoins toujours grandissants de ses habitants. A leurs yeux, cette terre n’était plus une fantastique source d’abondance, mais un espace de plus en plus restreint. Les Rapa Nui avaient besoin de nourriture et de bois pour leur feu, mais la déforestation dont ils étaient responsables, le rendait de plus en plus rare. Pour amplifier leur malheur, une longue période de sécheresse s'abattit sur l'île, contribuant à en limiter les ressources. Les combats pour celles-ci étaient devenus monnaie courante. Les habitants de l'île firent appel aux dieux pour que la prospérité revienne. Se rendant compte par la suite que leurs invocations divines étaient vaines, ils se révoltèrent et abattirent leurs idoles dans un déchaînement collectif brutal, plongeant l'île dans le chaos et le cannibalisme.

Les survivants développèrent de nouvelles traditions pour préserver les ressources restantes. Une course se tenait chaque année, où un représentant de chaque clan, choisi par ses chefs, devait plonger dans la mer et nager jusqu'à Motu Nui, un îlot tout près, afin d'y chercher le premier œuf de la saison d'un oiseau régional. Le premier nageur de retour avec un œuf contrôlait la distribution des ressources de l'île pour une année. Cette tradition perdura jusqu'au XIXe siècle.

Pour résumer rapidement:
1 – Prospérité et boulimie. 
2 – Appauvrissement des ressources. 
3 – Guerre et barbarie. 
4 – Restriction.



2) NOUS


D’une certaine manière, ce fait historique se reproduit à plus grande échelle :

1 – Prospérité et boulimie : Nous étions depuis l’ère industrielle dans une période de prospérité. Les ressources ne manquaient pas et nous avions utilisé notre intelligence pour les exploiter d’une façon industrielle. Notre planète était une source d’abondance dans laquelle on pouvait puiser ou se décharger sans compter.

2 – Appauvrissement des ressources : Les scientifiques nous alertent depuis environ vingt ans sur l’état de faiblesse de la terre. Nous réalisons en ce moment que suite à notre activité, un phénomène de saturation apparaît. La pollution de l’air et de l’eau, la diminution des ressources énergétiques, le réchauffement de la planète, l’appauvrissement de la biodiversité nous indiquent que, tout comme l’île de Pâques, notre terre est devenue un espace limité par rapport à notre capacité à utiliser ces ressources.

3 – Guerre et barbarie : Sous couvert d’une lutte contre un dictateur ou contre le terrorisme, les USA ont déclenché deux guerres contre l’Irak. Evidemment, ce ne sont que de faux prétextes, seul le monopole pétrolier était visé. Tout comme les Rapa Nui, nous engageons des confits pour gagner une compétition pour la maîtrise des ressources énergiques. Ces dernières donnent d’ailleurs des signes d’essoufflement et notre stock diminue de façon alarmante. Pour exemple, le pétrole, principale ressource énergétique de la planète, n’offre qu’une disponibilité de 40 ans.

4 – Restriction : En espérant que notre lucidité collective va nous permettre d’éviter un chaos identique à celui des Rapa Nui. Car ce qui est déjà certain, c’est que nos enfants subiront des restrictions à la hauteur de notre aveuglement.

Par Eric LUDWIG
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Samedi 28 octobre 2006

Cet été, le très sérieux institut français de l’environnement a publié ses conclusions sur la qualité des eaux françaises :

96% des eaux superficielles contiennent des pesticides,
61% des nappes souterraines en contiennent aussi,
49% des eaux de surfaces sont de qualité moyenne ou mauvaise.
( source : JM Pelte – France Inter).


D’un autre côté, le ministère de l’agriculture a émis un communiqué de presse nous informant qu’il allait encourager la diminution à 50% des produits chimiques dans les trois ans. L’initiative est encourageante puisque la France en est un des plus gros consommateurs au monde (le troisième aux dernières nouvelles).

De plus, il est maintenant reconnu que les pesticides, en plus d’appauvrir notre environnement, ont une influence néfaste sur nos organismes et sur la fertilité des hommes.
http://fr.ekopedia.org/Pesticide
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=3483&id_mag=0

Le paradoxe est que trois jours après l’annonce du ministère de l’agriculture, une nouvelle loi (loi d’orientation agricole n° 2006-11, du 5 janvier 2006) sanctionne « toutes publicités commerciales et toutes recommandations pour des produits phytosanitaires non homologués ». Seuls les produits issus des grandes firmes chimiques sont aujourd’hui homologués. Les produits naturels comme le purin d’orties ou d’autres décoctions de plantes ne le sont pas car ils contiennent des molécules naturelles trop complexes pour être facilement analysés et donc homologués. Bien que ces produits naturels soient utilisés depuis des siècles et ont démontré depuis longtemps leurs efficacités, il est maintenant interdit d’en faire la promotion. (source : France culture - Terre à terre 14/10/2206).

Pour exemple, Eric Petiot, auteur de livres sur la culture bio et formateur sur les usages de cette culture, s’est vu inspecter par la répression des fraudes (DGCCRF). Il lui est interdit de décrire et de conseiller lors de ces formations l’utilisation de décoctions ou d’infusions des plantes sauvages. (source : France culture - Terre à terre 14/10/2206).  

La nouvelle loi couvre les produits actifs, mais aussi ses adjuvants. Il est donc aussi illégal de promouvoir l’eau déminéralisée et le lait, utilisés en culture bio. (source : France culture - Terre à terre 14/10/2206).

Pour résumer le paradoxe de cet été : notre eau est de mauvaise qualité et influe sur notre santé, nous en connaissons l’origine et nous nous interdisons de changer l’ordre des choses.

Pour citer Hubert Reeves: "En France, il n'y a pas un problème d'environnement mais 60 millions."
Alors agissons.

Par Eric LUDWIG
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Vendredi 10 novembre 2006

Eric, qu'est ce que vous pensez de la position de Nicolas Hulot dans la campagne présidentielle ?

Carmen
http://www.mondemeilleur.net/


Bonjour Carmen,

 

Je pense que le « pacte écologique » est l’aboutissement d’une stratégie élaborée depuis plusieurs années. Pour bien la comprendre, il faut tout d’abord connaître le parcours de Nicolas Hulot :

 

Phase 1 : Le conseiller politique
Dans son livre « Le syndrome du titanic », Nicolas Hulot nous informe qu’il a côtoyé Jacques Chirac comme conseiller sur les sujets environnementaux. Il semble avoir participé à l’écriture du discours de Johannesburg ("Notre maison brûle et nous regardons ailleurs…").
Jacques Chirac lui a même proposé le poste de ministre de l’environnement qu’il la refusé. La politique n’est pas son monde et le pouvoir d’une telle fonction est à ses yeux trop limité.

 

Phase 2 : La réflexion avec des experts au sein d’une fondation
Rencontrant des difficultés à sensibiliser le monde politique. Il change de stratégie et crée la fondation Nicolas Hulot. L’idée étant de cibler les problèmes de notre société et de s’entourer ensuite d’experts pour y réfléchir. Le livre « Combien de catastrophes avant d’agir » liste en dix chapitres les urgences d’aujourd’hui. Il décrit les problèmes, leur(s) origine(s) et des propositions de solutions. Très (trop) technique, ce « livre-manisfeste » s’adresse autant aux électeurs qu’aux futurs candidats pour les interpeller fermement sur la place qu'ils accorderont - ou non - à une politique de l'environnement et sur les orientations qu'ils comptent lui donner. On y voit déjà un premier pas vers le pacte écologique.

 

Phase 3 : Le recensement des électeurs sensibles à ces idées.
La fondation développe ensuite un site internet 
http://www.defipourlaterre.org/. Ce dernier, très pédagogique, permet à l’internaute de cibler son mode de vie, de choisir s’il le souhaite des solutions alternatives et enfin d’estimer en tonnes ses émissions annuelles de CO2. Le deuxième objectif de ce site, plus collectif, est que la fondation comptabilise maintenant (11/2006) 625000 internautes inscrits. C’est déjà un poids électoral non négligeable, mais l’ambition du site est d’atteindre le million avant les élections.

 

Phase 4 : Les sondages
Cet été, des sondages ont affirmé que 7% (je crois) des français se sentaient solidaires des idées véhiculées par Nicolas Hulot et étaient prêts à voter pour lui.
http://www.csa-tmo.fr/dataset/data2006/opi20060830c.htm

 

Phase 5 : Le pacte écologique
La fondation bouscule les politiques. Elle propose, elle offre sur un plateau une étude complète sur les problèmes environnementaux et leurs solutions. Elle demande aussi à tous les candidats d’y répondre. Leurs réponses seront ensuite disponibles sur le site
http://www.pacte-ecologique-2007.org où chaque électeur pourra juger de l’engagement écologique de son candidat. La manœuvre est très fine, puisse que Nicolas Hulot ne s’engage pas en politique, mais contraint les candidats à répondre précisément sur des sujets gênants. De plus, fort de sa popularité après d’électeurs, il les menace de sa candidature s’il n’obtient pas satisfaction.

 

Je pense que Nicolas Hulot a très bien négocié ce coup médiatique qui contraint les politiques à faire face à leurs responsabilités. Je ne l’imagine pas intéressé par le gain ou le pouvoir car il a déjà refusé un poste de ministre, il refuse toujours la place de vice premier ministre de l’environnement et n’a jamais monté de boîte de production (portant très lucrative) pour ses documentaires TV. Il fait encore parti des rares qui préfèrent l’aboutissement des idées plutôt que le profit qu’il pourrait en tirer.  

Par Eric LUDWIG
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