Vendredi 22 juin 2007
5
22
/06
/Juin
/2007
17:02
J’ai regardé la semaine dernière un documentaire sur la Corée du nord. On y voyait une famille modèle dans son appartement. Accroché au mur de la cuisine, un haut parleur diffusait des programmes du parti communiste. Il était impossible de l’éteindre, seul un bouton permettait de baisser légèrement le volume. L’idée d’avoir un appareil allumé en permanence diffusant des messages de conditionnement sans que l’on puisse l’éteindre m’a effrayée. Ils sont fous ces coréens !
Mais dans un sens, ma situation est identique à celle de cette famille: Comme beaucoup, je me réveille avec l’aide d’un radio réveil, je vais ensuite à mon travail en écoutant la radio dans ma voiture, j’en reviens avec la même radio et enfin le soir je regarde la télévision. Contrairement aux coréens, je peux à volonté changer de station ou de chaine. Mais quelque soit le programme, le message est toujours le même : « Achetez le saucisson du père machin, profitez vite pendant qu’il en est encore temps de la dernière nouveauté qui est encore mieux que la précédente…». Abrutissement…
Si ce n’est pas pour acheter, on nous présente des informations anxiogènes (augmentation des taxes et des prix, maladies, épidémies, malheurs, guerres …). Angoisse… Ou encore on attise notre convoitise (plage de rêve, argent facile, voiture de sport, luxe, vie de star…). Frustration…
Comment garder l’esprit lucide, l’apaisement ? La solution est simple : tout comme Eeunded, essayez la démédiatisation et coupez-vous de toutes contraintes inutiles.
La frustration vient aussi de ce que l’on possède. Pour satisfaire nos désirs, nous nous entourons d’objets souvent futiles ou nous nous engageons dans des démarches répondant à nos souhaits mais accompagnées de contraintes. Un jour Stéphane m’a dit : « Ce que tu possèdes te possède à ton tour ». Cette affirmation est vraie. L’achat d’une grosse voiture luxueuse permet à son propriétaire de frimer, mais l’empêche de partir l’esprit tranquille lorsqu’il la laisse sur un parking. Autre exemple, la signature d’un abonnement, contraint son propriétaire à une utilisation maximale pour être rentable. Etc. Ce cumul de petits inconvénients grignote notre liberté.
Le bonheur n’est pas lié à notre capacité d’achat, mais à l’absence de contraintes.
Il est important de différencier le bonheur du plaisir, sentiment plus furtif et générateur de convoitises et donc de frustrations. Le bonheur est le résultat d’un travail intérieur, d’une recherche permanente de la pensée positive et de la liberté d’esprit. Cela est possible à condition d’éviter les contextes polluants car le détachement est un paramètre important du bonheur.
Par Eric LUDWIG
-
Publié dans : Réflexions
1