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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 19:20
Cet été, j’ai relu l’excellent ‘Plaidoyer pour le bonheur’ de Matthieu Riccard. L’auteur y décrit les différents aspects du bonheur et comment apprendre à le cultiver. Livre que je conseille à tous, mais là n’est pas le propos…

 

Dans un chapitre, deux vieux moines tibétains ont annoncé lors d’un séminaire où ils étaient invités qu’ils ne savaient rien !?!. Après toute une longue vie studieuse à s’enrichir et méditer sur un même sujet, comment peut-on en arriver à cette conclusion ?

Est-ce une profonde sagesse, qui les a poussés à autant de modestie? Intrigué, la question m’était restée sans réponse jusqu’à ce que Stéphane m’apporte la sienne :

 

Imaginez-vous à l’extérieur, dans votre jardin par exemple. L’air, le ciel qui vous entoure, représente par son espace tous les savoirs possibles. Au dessus de vous, une bulle. Elle englobe toutes vos connaissances, si bien qu’à l’intérieur vous y trouvez ce que vous savez déjà et à l’extérieur ce que vous ignorez encore. Plus vous apprenez, plus son volume augmente. Mais plus sa surface, cette fine frontière entre connu et inconnu où effleurent nos doutes, où apparaissent des questions encore sans réponse, augmentent tout autant.

 

Le pire est celui qui ignore qu’il ne sait pas. Il se distingue souvent par ses certitudes. Mais, celui qui sait suffisamment, peut alors mesurer toute la surface que ce qu’il ne sait pas vraiment, et que derrière celle-ci se présente encore l’immense espace de sa méconnaissance.

 

Blog de stéphane http://autrechoseailleurs.over-blog.fr/

Par Eric - Publié dans : Réflexions
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