Partager l'article ! 87- Ce qui m'effraie...: Le rapport Meadows "En 1968 est créé "le club de Rome", organisme non politique com ...
Ils sont fous...
Pourquoi ce titre? Parce que je pense que nous le sommes devenus. Dans notre course effrénée aux ambitions et aux convoitises, nous
perdons de vue l'important et le raisonnable. Le blog d'Eric LUDWIG
Le rapport
Meadows
"En 1968 est créé "le
club de Rome", organisme non politique composé d'une poignée d'hommes: un recteur d'université, un directeur de d'OCDE, un conseiller du gouvernement japonais et à leur tête un membre du comité
de direction de Fiat. Ils se fixent l'objectif de traiter les problèmes globaux liés à l'évolution du monde. Leur divise : "Penser globalement, agir localement."
C'est seulement en 1972, qu'il fait réellement parler de lui par la publication d'un rapport commandé au MIT (groupe dirigé par Dennis Meadows) qui va déclencher une multitude de débats et de polémiques car il faut dire que son titre est particulièrement
évocateur : "Les limites de la croissance".
La conclusion de ce rapport énonce que la croissance matérielle perpétuelle conduira inexorablement à un effondrement du monde et ce même en étant extrêmement
optimiste sur l'amélioration de nos capacités technologiques, sur les économies d'énergies, sur le contrôle de la pollution...
Le but de ce rapport était de comprendre quelle serait la succession des événements engendrés par une consommation toujours croissante.
Lorsque le rapport parle d'effondrement, cela signifie une chute brutale de
la population et de ses conditions de vie. Ces conclusions sont basées sur les résultats d'un modèle informatique qui prend en compte un certain nombre de paramètres comme la pollution globale,
la superficie cultivable par habitant, les ressources naturelles, production industrielle par personne, le capital industriel global...
Toujours d'après ce modèle, les problèmes devraient arriver au début du XXIème siècle et s'accentueraient vers 2100 dont l'élément
déclencheur étant la baisse des ressources naturelles non renouvelables. Ce modèle conduit inexorablement au même résultat, on aurait beau diminuer la pollution par 4, contrôler les naissances,
même bénéficier de ressources naturelles illimitées, l'issue serait toujours la même tant que le modèle global du monde s'appuie sur une croissance perpétuelle de la production industrielle,
l'effondrement serait au bout du chemin." (sources : Florian Delorme - Science et conscience - France culture)
Comme beaucoup d'autres, ce rapport m'effraie. Qui ne le serait pas?
Je reste intimement convaincu que les soubresauts ou crises que nous avons connus sont les prémices de quelque chose de beaucoup plus gros.
D'après Hervé Kempf, journaliste au Monde : "la mondialisation se manifeste par les objets, d'abord. Le commerce des biens et services a été multiplié par six
entre 1979 et 2007 : en dollars constant (valeur de 2000), il est passé de 489 milliards de dollars à 2976 milliards. Et puis, bien sûr, par les voyages, l'esprit vagabond d'une grande partie des
humains nous poussant à aller voir si l'herbe est plus verte derrière la colline : les touristes internationaux étaient de 25 millions chaque année en 1950, ils seraient plus de 700 millions
aujourd'hui. [...] La prospérité mondiale repose dans ce capitalisme sur l'endettement le plus effréné que l'on ait jamais expérimenté. L'inconvénient des
dettes, c'est qu'on finit toujours par les payer d'une manière ou d'une autre. La dette mondiale actuelle a son prix dans le monde réel [...] La crise
ouverte en 2007 n'est pas un accident, mais le symptôme d'une crise générale de la société humaine au début du troisième millénaire." (source : Pour sauver la planète, sortez du capitalisme
d'Hervé Kempf)
Georges Bush père avait parfaitement résumé la situation par la phrase suivante : "Notre mode de vie n'est pas négociable." Et c'est là que se situe
le réel problème. Nous sommes avides et nos modes de vies sont irraisonnables. Sur terre, il y a 1.8 hectares de terres arables par habitant alors qu'un français en utilise environ 5 et un
américain presque 10 (source : Le pari de décroissance de Serge Latouche). Et c'est précisément là que se situe notre
dette.
La seule solution à titre individuel est de consommer moins, nettement moins, énormément moins.
Alors, je vous pose La question : "Au regard de ces risques, que seriez-vous prêt à concéder dans votre mode de vie pour éviter cela?"