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Samedi 19 avril 2008

Petit coup de blues, car malheureusement l’argent gagne encore et toujours…

 

 

L’actualité

 

Il y avait des espoirs, ils s’appelaient Reach, Grenelle… Mais le temps et nos instances institutionnelles ont vidé ces (mes, nos) espoirs de toutes substances nobles d’origine…

 

L’actualité du moment laisse à penser que les OGM vont être autorisés en France. Choix gouvernemental allant à l’opposé de la volonté des électeurs qu’ils doivent représenter.

En revanche, des associations comme kokopeli sont poursuivies et doivent payer de fortes amendes pour oser vendre des variétés anciennes de semences de terroir non répertoriées dans un catalogue national (qui contient déjà des semences OGM de Monsanto – Source Terre à terre - France culture).

 

L’actualité parle aussi de famines liées à l’explosion du prix des céréales, elle-même provoquée par la montée en production des agrocarburants. Il semble plus lucratif de produire de l’essence que de nourrir des populations qui en ont vraiment besoin.

 

Le constat mathématique

 

Le premier constat actuel est très simple : la terre ne contient que 12 milliards d’hectares bio productifs. En divisant cette superficie par la population mondiale, on obtient un espace de 1,8 hectare par habitant, surface destinée à la production et au recyclage de besoins individuels. D’après l’institut  Redefining Progress nous en sommes à une moyenne de 2,2 h/habitant et nos champions sont les Américains avec 9.6, les Canadiens avec 7.2 et les Français avec 5.26.

 

Le deuxième constat est délimité par la capacité de la nature à recycler notre CO2. Il y a principalement le plancton et la forêt (et nous faisons tout pour qu’ils disparaissent). Les données actuelles indiquent qu’il faudrait diviser par un facteur 4 nos consommations énergétiques génératrices de CO2.

 

Le troisième constat est ce que les spécialistes appellent la bombe P (P comme population). Très rapidement nous serons 9 milliards, nous ne puiserons plus nos ressources sur 1.8 hectare/habitant mais sur encore moins.

 

Comment allons-nous gérer cela ?

 

L’hypothèse qui se dessine est de favoriser une sélection par le plus fort et le plus riche :

-          une petite guerre en Irak pour sauver la liberté et pourquoi pas pendant qu’on y est avoir aussi la main mise sur la production de pétrole histoire de ne pas s’être déplacé pour rien ;

-          un développement des agrocarburants où chaque plein de 50 litres représente l’alimentation en céréale d’une personne pendant un an ;

-          favoriser une croissance économique mathématiquement impossible à tenir ;

-          ne pas (trop) aider les populations en déclin par la famine ou la maladie (sida) histoire de baisser gratuitement les effectifs terriens…et donc d’augmenter la superficie bioproductive par habitant.

 

 

Mes espoirs

 

Il existe cependant une alternative. Elle demande un effort d’apprentissage et de désintoxication pour favoriser le « bien être » et non plus le « bien avoir ». Pour l’objecteur de croissance François Brune, «  la recherche de la simplicité volontaire, ou si l’on préfère d’une vie sobre, n’a rien à voir avec un parti pris de frustration masochiste. C’est le choix de vivre autrement, de vivre mieux en fait, et plus en harmonie avec ses convictions, en remplaçant la course aux biens matériels par la recherche de valeurs plus satisfaisantes. Les rares familles qui choisissent de vivre sans télévision ne sont pas à plaindre. Aux satisfactions que pourrait leur offrir la lucarne magique, elles en préfèrent d’autres : vie familiale ou sociale, lecture, jeux, activités artistiques, temps libre pour rêver et simplement goûter la vie… […] Ce chemin est évidemment en général progressif, et ne va pas de soi tant sont fortes les pressions contraires de la société. C’est le chemin qui demande de dominer ses peurs, peur du vide, peur de manquer, peur de l’avenir, peur aussi de ne pas être conforme aux moules préfabriqués, peur de se remarquer par rapport aux normes en vigueur. C’est le choix de vivre aujourd’hui plutôt que de sacrifier la vie présente à la consommation ou à l’accumulation de valeurs sans valeur, à la construction d’un plan de carrière censé rendre demain satisfaisant, ou au remplissage d’un plan d’épargne chargé de contrer la peur de ne pas en avoir assez. »

 

 

 

« Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? Les hommes….Parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.

Et à penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle forme qu’ils finissent par non vivre ni le présent ni le futur. Ils vivent comme si ils n’allaient jamais mourir…..

…Et meurent comme si ils n’avaient jamais vécu. » (Dalaï Lama)

 

 

A lire absolument :

Le pari de la décroissance de Serge Latouche

http://eeunded.wordpress.com/2008/02/13/se-changer-soi-pour-changer-le-monde/

 

Par Eric - Publié dans : Le monde est fou
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