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Mardi 28 mars 2006

Comment parler de convoitise sans aborder la notion de valeur qui nous permet d’estimer ou d’accorder de l’intérêt à une chose ou à un statut.

 Mais comment réagissons nous à la valeur ?

 Avant d’essayer d’y répondre, il est important de ne surtout pas parler de valeur mais de valeurs. Oui, la valeur est une appréciation individuelle et multidimensionnelle caractérisée par:

  • Son aspect sentimental 
  • Son aspect symbolique 
  • Son aspect social 
  • Son aspect humain 
  • Son aspect utile 
  • Son aspect économique
  • Etc

 

 

Chacun a ou devrait avoir ses propres critères d’estimation des valeurs. Malheureusement, son aspect économique impose une référence commune chiffrée. Trop souvent et par facilité, ce montant prédomine dans les esprits et devient l’unique référence de comparaison.

Lors d’une décision, il est important de toujours choisir en fonction de vos propres critères de valeurs et non pas d'un seul ou de ceux du voisin. 

Par Eric - Publié dans : Réflexions
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Jeudi 23 mars 2006

Voici Steve BALLMER directeur et cofondateur de Microsoft.

Sans commentaire...

Par Eric - Publié dans : Le monde est fou
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Jeudi 23 mars 2006

Passons maintenant du comportement individuel au comportement d’un collectif ; une nation par exemple. Au regard des économistes, un des principaux indicateurs de santé d’un pays est l’indice de croissance. Il peut atteindre 7 à 9 % pour les pays en plein développement comme la Chine. Le malheur est que notre folle exploitation des ressources de la terre atteint maintenant ses limites. La pollution, le réchauffement de la terre, la destruction de nombreux écosystèmes, nous démontrent quotidiennement que ce modèle de développement n’est plus viable. Continuer ainsi est une pure folie ; Si notre indice de croissance se stabilisait à 3% pendant encore un siècle, notre consommation serait multipliée par 20 (dixit Albert JACQUARD). Actuellement, nos ressources naturelles peinent déjà à subvenir aux besoins des pays industrialisés…

En 1987 est apparu la notion de développement durable dont voici la définition : Est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs besoins.

Certains politiques tirent le signal d’alarme : Extraits du discours de Jacques CHIRAC lors du sommet mondial du développement durable à Johannesburg (lire le discours complet)

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au nord comme au sud, et nous sommes indifférents. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Il est temps, je crois, d'ouvrir les yeux. Sur tous les continents, les signaux d'alerte s'allument… »
« …Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas, pour les générations futures, celui d'un crime de l'humanité contre la vie… »
« …Si l'humanité entière se comportait comme les pays du nord, il faudrait deux planètes supplémentaires pour faire face à nos besoins. »

Autre effort, le protocole de Kyoto, non ratifié par les USA, préconise une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 2008 et 2012. Beaucoup de nations affichent déjà des difficultés à y répondre. Sachez que pour stabiliser l’effet de serre, il faudrait diminuer nos émissions de 60% (dixit Hubert REEVES).

Il est important que nous corrigions individuellement notre mode de vie pour éviter tout excès.

Un proverbe amérindien dit : « La Terre n'est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent. »

Par Eric - Publié dans : Environnement
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Lundi 20 mars 2006

Continuons avec les notions de convoitise et de bonheur.

Dans l’article précédent, j’énonçais qu’une boulimie de convoitise générait un état d’insatisfaction. Dans ce cas, à la question : « Est-ce que ça va ? Es-tu heureux ? » On aurait tendance à répondre par un "bof" ou pire par la négative. Le risque dans ce genre de situation est qu’on se focalise sur ce que l’on souhaite absolument atteindre sans plus apprécier ce que l’on possède déjà. Cet état d’obsession du « toujours plus » pousse à apprécier le bonheur de façon relative :

- Je monte d’un cran dans mon échelle du bonheur donc je suis heureux.
- Je perds un cran et je suis malheureux.

Cet état d’esprit est aveuglant et destructeur. Il est important de toujours estimer ce que l’on possède déjà. Cela permet de mieux apprécier la vie et d’accepter avec plus de sérénité ses embûches...

Par Eric - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 17 mars 2006
Dans les deux articles précédents, je décrivais l’influence qu’a notre environnement sur notre consommation. Que ce soit par création permanente de nouveaux besoins ou par anxiété. Nous sommes constamment amenés (ou poussés) à convoiter ce que l’on a pas encore.
Certains dirons que c’est un moteur qui les stimule à se dépasser.
Pourquoi pas ? Mais que ce passe-t-il alors lorsqu’ils atteignent enfin leur but ? Une jouissance momentanée, un plaisir fugace, et après ? Une habitude s’installe, suivie d’une nouvelle convoitise. Le cycle recommence alors...
La convoitise peut être effectivement un moteur, mais elle apporte aussi son lot de contraintes. A l’exception de quelques éphémères moments de plaisir, on vit continuellement dans l’insatisfaction de ce que l’on a pas encore. La recherche et l’obtention du plaisir ne rendent pas heureux. Il faut absolument différencier "recherche de bonheur" et "recherche de plaisir". Le plaisir est toujours éphémère et engendre manque et insatisfaction. Le bonheur en revanche, plus robuste, s’installe dans la durée.
Par Eric - Publié dans : Réflexions
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Mercredi 15 mars 2006

Les publicitaires ne se sont pas contentés de créer des besoins. Ces messieurs sont passés au stade supérieur et appellent d’ailleurs cela « la plate-forme anxiogène ». Son principe est simple : Il suffit de générer une angoisse et de suggérer que votre produit va y remédier.

Prenons pour exemple un nettoyant pour cuisine. Qu’est-ce qui va pousser la ménagère à choisir un produit : L’angoisse de ce qu’elle ne connaît pas…

C’est pour cette raison que vous trouvez des produits affublés de la mention « Elimine 99,9% des bactéries » surenchérie d’un label scientifique du type « Validé par l’institut Pasteur ». Bien qu’un peu plus cher, notre ménagère va alors choisir ce genre de nettoyant pour sa cuisine, et du même temps, protéger sa famille d’une future guerre bactériologique!

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’effectivement ce produit très (trop) actif élimine autant de bactéries mais aux conditions de :

  • 1 - L’utiliser pur et en quantité (l’équivalent d’un bon quart de la bouteille pour une cuisinière),
  • 2 - De laisser ensuite le tout reposer 5 à 10 minutes.

L’ironie dans cette situation est que notre mode d’utilisation de ce nettoyant le rend forcement moins efficace. De ce fait, les bactéries survivantes de ce traitement sont généralement atypiques et résistent mieux aux antibiotiques. D’habitude, elles restent relativement sages car en compétition avec d’autres. En nettoyant, la ménagère offre alors à ces bestioles un champ de développement complètement vierge.

Ma conclusion : Vous croyez bien faire (même en payant un peu plus), mais à terme l’effet s’inverse. Méfiez-vous des produits « à valeur ajoutée » et choisissez un produit simple respectant l’environnement. Vous ferez des économies, vous polluerez moins et votre cuisine sera tout aussi propre.

Par Eric - Publié dans : Réflexions
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Mardi 14 mars 2006

« Toujours essayer de faire consommer plus », tel est le rôle des publicitaires. Vous n’en avez pas besoin, ce n’est pas grave car on vous crée aussi le besoin.  

Le four à micro-onde en est un bon exemple. Cet ustensile se trouve dans presque toutes les cuisines et pourtant ce projet était resté dans les cartons. Les ingénieurs avaient estimé que le besoin n’existait pas vraiment. C’était sans compter sur le pouvoir de persuasion des publicitaires, ces magiciens pouvant susciter des besoins artificiels.

Le concept est si efficace, que maintenant une personne se marginalise en résistant aux tentations. Et même dans ce cas, son entourage la pousse alors à revenir dans la norme d’une façon ou d’une autre. Mon fils souhaite avoir des vêtements de marque, non pas parce qu’ils lui plaisent vraiment, mais parce qu'ils lui permettent de mieux s’intégrer socialement dans la cour du collège. « Regardez, je suis comme vous. Acceptez-moi. »

Actuellement, la grande difficulté est de penser par soi-même sans être influencé par notre environnement et d’ensuite affirmer sa position malgré les contraintes.

 

 

 

 

Par Eric - Publié dans : Réflexions
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Lundi 13 mars 2006

Bienvenue dans le blog d’ « Ils sont fous ».

A force de lire les articles des autres et d’écouter leur podcast, je me suis dit qu’il fallait aussi que je me lance.

Mon objectif dans ce blog est, dans un premier temps, de formaliser mes idées en les écrivant tout en conservant une trace de mes réflexions. Et bien sûr, dans un second temps, de partager mes idées avec d’autres…

Pourquoi « Ils sont fous » ? Parce que je pense que nous le sommes devenus. Dans notre course effrénée aux ambitions et aux convoitises, nous perdons de vue l’important et le raisonnable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Eric - Publié dans : Réflexions
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