Je souhaiterais réagir à un article de Genfi : http://genfi.over-blog.com/article-5501582.html.
Le GIEC vient de finaliser son rapport concernant l’évolution climatique. Pour simplifier, la température monte et va encore monter et cela en raison de l’activité humaine (la certitude est de 90%).
La célèbre phrase de Paul Valery « Nous entrons dans un monde fini » prend désormais tout son sens. Nous exploitons de façon industrielle les ressources si bien qu’elles s’épuisent et que la terre n’arrive pas à digérer nos déchets à cette vitesse . Oui, nous détruisons plus vite que cela se crée ou se recycle.
Quelle en est la cause ?
Je pense qu’individuellement, nous recherchons tous l’augmentation de confort et de facilité. C’est ou plutôt c’était bien naturel. Mais lorsque l’on regroupe toutes ces petites volontés individuelles dans une société, alors cette volonté collective possède une puissance et une inertie extraordinaire. En fonction de sa richesse, la société, sous la pression, répond à la demande.
Voici quelques exemples :
1 – L’eau est consommée différemment entre un pays pauvre et un pays riche. Un africain en consomme 20 litres par jour, un français 300 et un américain 600. La palme revient à Dubaï où chaque golf, et il y en a actuellement 8, consomme 4 500 000 litres d’eau par jour pour arroser du gazon en plein désert.
2 – Le pétrole, nous chauffe, nous aide à nous déplacer. Il nous est indispensable, nous ne savons plus nous en passer. Nous doublons notre consommation tous les 30 ans. Autrement dit, nous avons consommé ces 30 dernières années autant que de 1850 à 1977.
3 – Nous voulons une alimentation à bas prix. La société engraisse ses champs, utilise des pesticides pour favoriser la productivité. Si bien que ces poisons coulent maintenant dans nos veines et celles de nos nourrissons. Ils déclenchent des nombreuses maladies et limitent la fertilité.
La question est : « La société a-t-elle une conscience ? »
Je répondrais qu’actuellement non. Pour citer le Nouvel Observateur de février : «Notre mode de vie n’est pas négociable » disait George Bush père en 1992. Mais chacun, à son niveau est un petit Bush.
Je voudrais enfin terminer cet article par un coup de gueule de l’Abbé Pierre :
Ceux qui ont pris tout le plat dans leurs assiettes, laissant celles des autres vides, et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, une bonne conscience : « Nous qui avons tout, on est pour la paix ». Je sais que je dois crier à ces gens là : « Les premiers violents, les provocateurs de toutes violences, c’est vous. Quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscient que n’en aura jamais le désespéré qui a pris des armes pour essayer de sortir de son désespoir. »
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Merci à Patrick pour ces leçons de sagesse:
Je discute souvent des sujets qui me tiennent à cœur comme l’environnement ou l’écologie. Souvent, lorsque j’annonce que j’achète essentiellement des produits bio, j’ai droit en retour à un : « Oui, c’est bien… Mais, c’est plus cher et j’veux pas m’faire rouler ! »
Le livre "
J'habite dans un petit village de 2500 habitants environ. Tout le monde se connaît plus ou moins. On s'est tous croisé au moins une fois en cherchant nos enfants à l'école, en s'approvisionnant dans a petite épicerie ou plus simplement en se promenant pour profiter des beaux jours. A ce moment, les anciens vous saluent par un "Bonjour Monsieur" ou un "Bonjour Madame", les gens de ma génération (j'ai 40 ans) se limitent à un simple "Bonjour", et enfin les plus jeunes restent silencieux quelque fois même avec une expression d'attente.
Un copain en chinant dans un vide grenier, s’est offert un vieux bureau. Dans son tiroir, sous une feuille de journal, il a découvert un petit bout de papier jauni et soigneusement plié.
Pascal Sevran a écrit un livre intitulé "Le privilège des jonquilles". Les lecteurs peuvent y lire la phrase suivante :
Vous qui désespérez de ne pas voir exploser les compteurs de consultation de votre blog, je vous réponds que ce n’est pas là l’important.
Voici une de ses humeurs au micro de Guillaume DURAND :