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Lundi 5 février 2007

Je souhaiterais réagir à un article de Genfi : http://genfi.over-blog.com/article-5501582.html.

Le GIEC vient de finaliser son rapport concernant l’évolution climatique. Pour simplifier, la température monte et va encore monter et cela en raison de l’activité humaine (la certitude est de 90%).

La célèbre phrase de Paul Valery « Nous entrons dans un monde fini » prend désormais tout son sens. Nous exploitons de façon industrielle les ressources si bien qu’elles s’épuisent et que la terre n’arrive pas à digérer nos déchets à cette vitesse . Oui, nous détruisons plus vite que cela se crée ou se recycle.

Quelle en est la cause ?
Je pense qu’individuellement, nous recherchons tous l’augmentation de confort et de facilité. C’est ou plutôt c’était bien naturel. Mais lorsque l’on regroupe toutes ces petites volontés individuelles dans une société, alors cette volonté collective possède une puissance et une inertie extraordinaire. En fonction de sa richesse, la société, sous la pression, répond à la demande.

Voici quelques exemples :
1 – L’eau est consommée différemment entre un pays pauvre et un pays riche. Un africain en consomme 20 litres par jour, un français 300 et un américain 600. La palme revient à Dubaï où chaque golf, et il y en a actuellement 8, consomme 4 500 000 litres d’eau par jour pour arroser du gazon en plein désert.

2 – Le pétrole, nous chauffe, nous aide à nous déplacer. Il nous est indispensable, nous ne savons plus nous en passer. Nous doublons notre consommation tous les 30 ans. Autrement dit, nous avons consommé ces 30 dernières années autant que de 1850 à 1977.

3 – Nous voulons une alimentation à bas prix. La société engraisse ses champs, utilise des pesticides pour favoriser la productivité. Si bien que ces poisons coulent maintenant dans nos veines et celles de nos nourrissons. Ils déclenchent des nombreuses maladies et limitent la fertilité.

La question est : « La société a-t-elle une conscience ? »
Je répondrais qu’actuellement non. Pour citer le Nouvel Observateur de février : «Notre mode de vie n’est pas négociable » disait George Bush père en 1992. Mais chacun, à son niveau est un petit Bush.

Je voudrais enfin terminer cet article par un coup de gueule de l’Abbé Pierre :
Ceux qui ont pris tout le plat dans leurs assiettes, laissant celles des autres vides, et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, une bonne conscience : « Nous qui avons tout, on est pour la paix ». Je sais que je dois crier à ces gens là : « Les premiers violents, les provocateurs de toutes violences, c’est vous. Quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscient que n’en aura jamais le désespéré qui a pris des armes pour essayer de sortir de son désespoir. »

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Réflexions
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Mardi 30 janvier 2007
Merci à Patrick pour ces leçons de sagesse:



1. Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
2. Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.
3. Suivez les trois R : Respect de soi-même, Respect des autres, Responsabilité de tous vos actes.
4. Souvenez vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
5. Apprenez les règles pour savoir comment les transgresser correctement.
6. Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.
7. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
8. Passez un peu de temps seul chaque jour.
9. Ouvrez vos bras au changement, mais ne laissez pas s'envoler vos valeurs.
10. Rappelez vous que le silence est parfois la meilleure des réponses.
11. Vivez votre vie d'une façon bonne et honorable. Ainsi, lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous en profiterez une deuxième fois.
12. Un foyer aimant est la fondation de votre vie.
13. Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.
14. Partagez votre savoir. C'est une manière d'atteindre l'immortalité.
15. Soyez tendre avec la terre.
16. Une fois par an, allez quelque part où vous n'êtes jamais allé auparavant.
17. Souvenez-vous que la meilleure des relations est celle dans laquelle l'amour que chacun porte à l'autre dépasse le besoin que vous avez de l'autre.
18. Jugez vos succès d'après ce que vous avez dû sacrifier pour les obtenir.

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 19 janvier 2007
Je discute souvent des sujets qui me tiennent à cœur comme l’environnement ou l’écologie. Souvent, lorsque j’annonce que j’achète essentiellement des produits bio, j’ai droit en retour à un : « Oui, c’est bien… Mais, c’est plus cher et j’veux pas m’faire rouler ! »

Effectivement, la plus grande crainte pour l’homo vulgaris civilisus consommatus est de gagner un maximum d’argent et de surtout ne pas en perdre.

Mais l’important pour moi est d’identifier la vraie valeur des choses dont la valeur économique n’en est qu’un aspect. Voir: Valeur qui est-tu? - Ne mangeons pas n'importe quoi - Le yin et le yang

Trop souvent, le prix ne représente que partiellement la valeur économique d’un produit.

Pour exemple, EDF nous fournit de l’électricité à une tarification défiant toutes concurrences. Cette énergie est facturée sans tenir compte du coût de démantèlement des centrales et des traitements des déchets.
A contrario, votre facture d’eau couvre l’acheminement, son traitement, l’eau consommée et enfin son évacuation après épuration. L’eau en elle même ne représente alors qu’une partie de la facture. Le coût est juste puisqu’il couvre le produit, sa filière amont et sa filière aval.

A mon sens, il est important d’estimer la valeur économique réelle de nos achats en y incluant nos valeurs (humaines, environnementales…). Consommer est un acte responsable (j’allais dire réfléchi) et non pas un acte impulsif basé sur le seul profit personnel.
Par Eric LUDWIG - Publié dans : Réflexions
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Samedi 6 janvier 2007

Le livre "L'Avenir droit dans les yeux" de Jean Marie Pelt est un descriptif très lucide de notre société. Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager un extrait

Si le communisme, pour reprendre le mot d'un pape, était "intrinsèquement pervers", le capitalisme, lorsqu'il se dévoile et se dévoie, l'est tout autant. Le premier se fonde sur l'idée fausse, hélas, que l'homme est naturellement bon et qu'il saura dépasser ses intérêts égoïstes pour le bien collectif. Telle fut l'utopie des fondateurs du marxisme. Elle a échoué.

Les grands fondateurs du libéralisme - Locke, Hobbes, Adam Smith, Stuart Mill, etc. - sont partis au contraire du principe que l'homme est fondamentalement égoïste, incapable d'altruisme, et que, par conséquent, seul était imaginable un système économique où il serait à la recherche des ses seuls intérêts personnels. Du coup, le libéralisme conduit à un individualisme forcené au mépris des autres, à une vision de la société où tout n'est que lutte, affrontement, où la conquête des marchés est l'ultime projet offert à l'humanité. Il impose la loi du plus fort, à charge pour l'Etat ou les associations caritatives de réparer les pots cassés, d'assurer la survie des éclopés et des exclus.

Un livre à lire et à relire...

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Coup de coeur
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Jeudi 4 janvier 2007

J'habite dans un petit village de 2500 habitants environ. Tout le monde se connaît plus ou moins. On s'est tous croisé au moins une fois en cherchant nos enfants à l'école, en s'approvisionnant dans a petite épicerie ou plus simplement en se promenant pour profiter des beaux jours. A ce moment, les anciens vous saluent par un "Bonjour Monsieur" ou un "Bonjour Madame", les gens de ma génération (j'ai 40 ans)  se limitent à un simple "Bonjour", et enfin les plus jeunes restent silencieux quelque fois même avec une expression d'attente.

 

Ce qui me désole, c'est ce déclin du salut et de la rencontre au fil des générations. Saluer par un "Bonjour" n'est pas une preuve de faiblesse mais au contraire un signe d'ouverture vers l'autre, une ouverture vers la rencontre, une marque de respect.

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Réflexions
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Dimanche 31 décembre 2006

Mes lectures 2006 dans l'ordre de mes préférences:

Mal de Terre par Hubert Reeves et Frédéric Lenoir. Ce livre dresse un constat très lucide de l'état de la planète et de son exploitation. C'est un livre que je conseille.

Le Syndrome du Titanicpar Nicolas Hulot : Très bon livre, très abordable. Il est moins pessimiste que celui d'Hubert Reeves. C'est un livre que je conseille aussi. 
L'Avenir droit dans les yeux par Jean-Marie Pelt et Martine Leca. C'est une description de la société avec ses avantages et ses inconvénients. Tout y passe ; l'économie, la consommation, la télévision, la religion... Excellent livre, vision très lucide de notre société avec un humour toujours optimiste.
Mon utopie par Albert Jacquard. C'est un condensé de ses chroniques quotidiennes que vous pouvez écouter sur France Culture. Il y décrit sa vision d'une société idéale. J'ai énormément apprécié le chapitre sur "l'art de la rencontre".

Après nous le déluge ? par Jean-Marie Pelt et Gilles-Éric Séralini.
Einstein : La joie de la pensée par Balibar Françoise.
Gandhi : Athlète de la liberté par Catherine Clément
Combien de catastrophes avant d'agir? par Nicolas Hulot
Et si l'aventure humaine devait échouer par Théodore Monod
Nouveau tour du monde d'un écologiste par Jean-Marie Pelt et Franck Steffan
Les organismes génétiquement modifiés par ??? (j'ai oublié)
Pour un pacte écologique par Nicolas Hulot. En cours de lecture... 


Mes podcats préférés:

Le regard d'Albert Jacquard France Culture

Co2 mon amour France Inter
Terre à terre France Culture
Ecolographie Europe 1

Ca se bouffe pas, ça se mange France Inter

Science publique France culture
Continent sciences France culture

Bonne année 2007 à tous.

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Coup de coeur
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Jeudi 21 décembre 2006

Un copain en chinant dans un vide grenier, s’est offert un vieux bureau. Dans son tiroir, sous une feuille de journal, il a découvert un petit bout de papier jauni et soigneusement plié.

C’est une lettre ancienne, usée et oubliée d’un père à son fils. Il est difficile d’estimer son âge, mais elle doit dater d’avant la guerre de 1914 ou celle de 1870. Son contenu est touchant et je voulais vous la faire partager :

Mon cher petit Jean,
Tu es bien gentil de m’avoir écrit une lettre. Je pense que tu es bien sage ainsi que Jacques et Mignon. Il ne faut pas faire de peine à votre Maman maintenant qu’elle est seule, sans moi. Je fais le métier de soldat pour savoir bien me battre contre les Prussiens quand il faudra y aller. Nous avons reçu ici des prisonniers prussiens que nos soldats ont pris, ils ne sont pas bien fiers. Nous avons aussi des blessés qui sont plein de courage.
Adieu, mon Jean, je t’embrasse bien fort, ainsi que Jacques, Mignon et Maurice.
Papa


J’imagine que si le petit Jean l’a si soigneusement conservée tout ce temps, c’est qu’elle devait représenter le dernier échange avec son père.

 

 

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Coup de coeur
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Lundi 11 décembre 2006

Pascal Sevran a écrit un livre intitulé "Le privilège des jonquilles". Les lecteurs peuvent y lire la phrase suivante :
« La bite des noirs est responsable de la famine en Afrique. »

Interviewé par Lionel Paoli de Var-Matin/Nice-Matin, il s'est justifié sous ces termes :
« Et alors? C'est la vérité ! L'Afrique crève de la vérité de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire (…) J'écris ce que je pense. Si des gens bien au chaud dans leurs certitudes ne supportent pas d'entendre ça, eh bien que les choses soient claires, je les emmerde… Oui, il faudrait stériliser la moitié de la planète. »

Mon fils Alexandre, dans son programme de 5ième étudie justement l'histoire africaine dont voici un extrait de son livre de classe :
« Au XIX siècle, les Européens ont étendu leurs colonies en Afrique.

La colonisation a transformé l'économie africaine. Les Européens ont exploité les ressources minières et développé les cultures comme le café et le coton ; ils ont construit des voies ferrées et des ports pour acheminer ces produits vers l'Europe. En revanche, ils n'ont pas développé l'industrie qui risquait de concurrencer celle de la métropole.

Dans les colonies, les Européens ont imposé leur civilisation ; ils ont diffusé leurs langues et la religion chrétienne.

Indépendants pour la plupart depuis les années 1960, les Etats africains souffrent d'un manque de tradition démocratique et d'une grande instabilité politique… »

 

Bref, nous sommes plus riches (un peu grâce à l'Afrique) et ils sont plus pauvres (à cause de nous).

Il y a quelques années, une étude internationale a estimé le coût de l'élimination de la faim dans le monde (je ne retrouve plus les chiffres, si quelqu'un peut me les fournir). Le projet a été rejeté, les pays riches l'ont jugé trop coûteux.

 

Alors, qui est responsable de leur famine ?
Quelle moitié de la planète faudrait-il vraiment stériliser ?

Sources : Figaro.fr

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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Vendredi 1 décembre 2006
Vous qui désespérez de ne pas voir exploser les compteurs de consultation de votre blog, je vous réponds que ce n’est pas là l’important.

L’important pour moi est l’infime influence que vous avez par vos idées sur votre entourage même petit. Le blog en est un vecteur, il aide à formaliser ses idées et à les partager. Ainsi, les écrits cheminent petit à petit dans les esprits, ils influencent d’une façon individuelle et participent même quelque fois à des démarches collectives.

Pour exemple, l’article « 14-Garder les pieds sur terre » a déjà contribué au parrainage de cinq enfants. De plus, j’ai reçu encore trois promesses supplémentaires de futurs parrainages.
C’est donc une petite note d’encouragement pour l’association SOLOT dont voici la réponse :
« Bonjour,
Marianne m’a en effet parlé avec enthousiasme de votre initiative. Je suis allée faire un tour sur votre blog. La partie sur le parrainage m’a émue. Il est rare pour nous d’avoir des retours sur la façon dont les parrains vivent leur engagement. C’est un témoignage vraiment touchant.
Les autres thèmes abordés nous concernent tous et c’est important de mettre le doigt dessus. Continuez !
Au nom de SOLOT, je vous remercie pour cette « publicité positive» et attends avec impatience de présenter les enfants de notre liste d’attente à leurs nouveaux parrains.
Merci encore,
Mary »

La micro influence participe à de petits changements de notre entourage qui va à son tour en « contaminer » d’autres. Là est l’important ; influencer à son tout petit niveau pour que les idées se construisent, cheminent et pourquoi pas aboutissent à de grandes choses. Croyez à l’effet papillon dont le battement d’ailes arrive à déranger les étoiles.
Par Eric LUDWIG - Publié dans : Réflexions
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Dimanche 26 novembre 2006

 Voici une de ses humeurs au micro de Guillaume DURAND :

 

« Si on est obligé d’expliquer pourquoi le Paris Dakar est une indécence ; c’est terminé.
Non, si on ne le comprend pas soi même, c’est terminé.
Si on n’a pas la sensibilité qui fait qu’on ne sent pas que c’est un crachat à la figure de millions d’africains, que c’est un crachat sur la beauté du désert, que c’est un crachat sur la culture de ces pays là.
Quand on ne voit pas l’obscénité à préparer une prestation soit disant sportive pour 500 millions de francs alors que le budget de l’éducation de la Mauritanie ou du Mali n’est que de 200 millions par an !
Si on ne sent pas cette obscénité là, alors il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.»

 

Chapeau l'artiste...

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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