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Dimanche 15 avril 2007

Pour vous parler de l'avenir, j'ai choisi un passage du dernier livre de Jacques Attali:

« Et pourtant : quand, en 1516, Thomas More rêvait de faire élire les dirigeants d'Utopia, sa cité imaginaire, il n'imaginait pas que les ministres de son propre pays seraient, quatre siècles plus tard, élus par le peuple tout entier. De même, quand, en juillet 1914, Jean Jaurès imaginait une Europe libre, démocratique, pacifique et rassemblée, rien ne permettait d'espérer que telle serait la situation du Vieux Continent moins de quatre-vingts ans plus tard.

Il faut aujourd'hui oser faire le même acte de foi en l'avenir. Tenter une nouvelle fois de montrer que l'humanité n'est pas condamnée à se détruire ; ni par le marché, ni par la science, ni par la guerre, ni surtout par la bêtise et la méchanceté.

Tout annonce une transformation progressive de l'homme en objet, une amplification des injustices, de la précarité, de la violence ; tout indique même que nous entrons dans une sombre avant-guerre : les nations les plus sophistiquées réagissent à la barbarie par la violence, à la peur par l'égoïsme, à la terreur par les représailles. Il semble donc raisonnable de se résigner à admettre que l'homme n'est qu'un monstre, et que notre monde ne pourra jamais devenir une démocratie planétaire, tolérante, pacifique, diverse mais rassemblée. Pourtant, une telle dynamique est en marche : Le bien, après le marché et la guerre.»

Jacques Attali - Une brève histoire de l'avenir aux éditions Fayard

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Coup de coeur
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Dimanche 15 avril 2007
« Souvenez-vous.
Souvenez-vous de tout ce qui paraît derrière vous.
Souvenez-vous des dizaines d’années qu’a gagné l’industrie du tabac en truquant les études.
Souvenez-vous de l’amiante, bien sûr.
Souvenez-vous du plomb dans l’essence qui nous empoisonna pendant des décennies.
Souvenez-vous des éthers de glycol.
Souvenez-vous du distilbène et de tant d’autres médicaments maudits.
Souvenez-vous de ces nitrates présentés comme inoffensifs.
Souvenez-vous de l’air des villes, des champs et des moissons.
Souvenez-vous du nuage de Tchernobyl et de tous les autres.
Souvenez-vous des ondes électromagnétiques et des portables.
Souvenez-vous de ces porcs nourris avec des boues d’épuration.
Souvenez-vous de ces boues d’épuration elles-mêmes épandues sur les champs.
Souvenez-vous de ces millions de salariés français, exposés sur leur lieu de travail à des produits cancérigènes.
Surtout souvenez-vous du reste, ce reste que personne ne saura jamais. »
 
C'est par ces mots que commença l’émission « Terre à terre » de France Culture.
Je rajouterais :
Souvenez-vous, dans l’isoloir, avant de voter. 
Source : Emission Terre à terre du 10/03/2007
Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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Vendredi 6 avril 2007
 
Dans l’article 43, j’essayais de démontrer les effets néfastes du comportement humain dans sa quête d’identité et de reconnaissance.
 
Justement, le psychologue Abraham Maslow a élaboré une théorie sur l’expression de la motivation et des besoins. Certainement à tort, je ne peux m’empêcher de confondre, dans la hiérarchie de Maslow, les besoins avec le bonheur. Selon moi, plus on s’y situe haut, plus notre « indice de bonheur » est élevé. 
 
La pyramide des besoins est constituée de cinq niveaux. Selon Maslow, nous recherchons d'abord à satisfaire chaque besoin d'un niveau donné avant de penser aux besoins situés au niveau immédiatement supérieur de la pyramide.
 
Les cinq niveaux (source WIKIPEDIA) :
Niveau 1 - Besoins physiologiques,  nécessaires à la survie de la personne, ils sont impérieux (boire, manger, dormir, se réchauffer, ...) et peuvent l'emporter sur la conscience s'ils ne sont pas satisfaits.
Niveau 2 - Besoins de sécurité qui sont liés à l'aspiration de chacun d'entre nous à être assuré du lendemain physiquement comme moralement.
           Sécurité d'un abri (logement, maison)
           Sécurité des revenus et des ressources
           Sécurité physique contre la violence, délinquance, agressions ...
           Sécurité morale et psychologique
           Sécurité et stabilité familiale, ou du moins affective
           Sécurite médicale/sociale et de santé
Niveau 3 - Besoins de reconnaissance et d'appartenance sociale. Il s'agit de la recherche de communication et d'expression, d'appartenance à un groupe. Ce besoin d'intégration dans le lien social va de pair avec le besoin de reconnaissance et de considération.
Niveau 4 - Besoins d'estime. Besoin d'être respecté, de se respecter soi-même et de respecter les autres. Besoin de s'occuper pour être reconnu, avoir une activité valorisante qu'elle soit dans le domaine du travail, ou dans celui des loisirs. Il s'agit en particulier, du besoin de se réaliser, de se valoriser (à ses propres yeux et aux yeux des autres) à travers une occupation.
Niveau 5 - Besoins d'accomplissement personnel. Besoin de poursuivre certains apprentissages avec l'implication du goût de l'effort, de connaître de nouvelles techniques et d'avoir des activités purement désintéressées. Besoin de communiquer avec son entourage et de participer, fût-ce modestement, à l'amélioration du monde.
 
Je pense me situer au niveau 4… Ce qui semble confirmer que je suis un homme heureux.
Et vous, où vous situez-vous ?
 
 
Par Eric LUDWIG - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 30 mars 2007

L’association SOLOT (Solidarité Lorraine Togo) possède maintenant son blog à l’adresse suivante : http://solot.over-blog.com/ 

 

Ce blog va permettre d’informer les parrains des manifestations organisées par l’association, mais va aussi leur permettre de témoigner de leur expérience. Je souhaite donc bonne chance à ce blog et longue vie à SOLOT.

 

 

Grâce à la lettre publiée dans l’article Merci du cadeau, Sabine devient une nouvelle marraine de l’association. Ce sera le huitième enfant parrainé grâce à ce blog. Une preuve encore que tout acte a toujours une conséquence.

Voir l'article : Apologie de la micro influence

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Parrainage
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Dimanche 25 mars 2007

Suite de 43- Pourquoi une société n'est-elle pas raisonnable?

Nous nous entourons d’objets pour affirmer notre position sociale. L’apparence et la possession deviennent une clé d’intégration. A contrario, ne pas posséder, c’est risquer d’être rejeté. Nous souffrons donc du regard critique des autres. L’utopie est de croire que la possession génère un peu de bonheur. Jean Paul RESWEBER dit : « La société cherche à nous faire croire de façon stratégique que le bonheur réside en dehors de nous-mêmes. »

Nous cherchons le regard des autres et paradoxalement notre attitude vis à vis des autres suggère le contraire. Cela est flagrant dans des espaces confinés comme les transports en commun ou les ascenseurs où chacun évite alors de croiser le regard de l’autre, s’isole souvent dans sa bulle aidé d’un baladeur ou d’un journal. Nous évitons les rencontres avec les autres, nous adoptons même une attitude distante (voire dans certains cas dédaigneuse) et paradoxalement nous souffrons du rejet des autres.

 

Il existe pourtant une solution simple. Elle est à la portée de tous : Il nous suffit de s’ouvrir aux autres, cultiver l’art de la rencontre, d’afficher un sourire complaisant et accueillant, de dire « Bonjour », de comprendre ensuite que la véritable richesse n’est pas d’arborer des signes ostentatoires mais d’être soi même, de s’affirmer avec ses idées et ses valeurs.

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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Vendredi 16 mars 2007

La société à partir d'un certain niveau n'a plus besoin de produire plus, elle satisfait nos besoins essentiels et de confort. 

Thorstein Veblen, économiste et sociologue américain, tente justement de répondre à la question : Pourquoi les sociétés cherchent-t-elles à produire toujours plus ? 

Selon lui, la rivalité de signes ostentatoires est un mécanisme fondamental dans les sociétés humaines. Tout individu ou tout groupe social est en rivalité de statut et veut montrer qu'il vaut un peu plus que ses voisins. Les groupes sociaux vont se différencier les uns par rapport aux autres par cette capacité à pouvoir accéder à ce que l'autre n'a pas. 

De plus, chaque groupe social convoite les capacités du groupe « supérieur » sans regarder les groupes « inférieurs » ce qui lui interdit de se contenter de ce qu'il possède déjà.

Ces mécanismes engendrent une augmentation de la consommation et une demande forte de nouveautés. L'apparence est une priorité, on cherche à s'identifier par ce que l'on possède (objets électroniques dernière génération, voiture de luxe…). Nous nous entourons donc d'objets qui ne correspondent pas à un vrai besoin, qui n'ont plus leur valeur utile, mais deviennent des messages que nous envoyons à nos voisins rivaux pour affirmer notre position sociale dominante. 

Je pense que ce qu'énonce Veblen est le principal moteur de notre société. Je le vois comme un mécanisme pervers, une compétition sans fin afin de posséder autant voire plus que l'autre. Etre raisonnable, c'est au contraire accéder à un détachement, une lucidité vis à vis de ces pressions sociales et donc de ne pas entrer dans ces spirales pernicieuses et désespérées.

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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Dimanche 11 mars 2007

Le 26 décembre 2004, le tsunami a fait des milliers de victimes sous les objectifs des caméras. Les images ont fait le tour du monde et nous ont  tous sensibilisés. L'élan de générosité pour les victimes a été sans précédent : 337 millions d'euros ont été mis à la disposition des principales associations. Un rapport de la Cour des comptes annonce qu'au 30 juin 2006 seulement 50% des ressources ont été utilisées. Le mensuel "Intérêts privés" dans un article du mois de février liste les organismes et nous informe de la part des dons non utilisés:

Croix Rouge française a reçu 115 millions € et dispose encore de 98 millions €
Secours catholique a reçu 36 millions € et dispose encore de 29 millions €
La fondation de France a reçu 20 millions € et dispose encore de 4,8 millions €
Secours populaire français a reçu 14 millions € et dispose encore de 8 millions €
Action contre la faim a reçu 14 millions € et dispose encore de 4 millions €
Médecins sans frontières a reçu 13 millions € et  a tout dépensé
Handicap international a reçu 10 millions € et dispose encore de 4 millions €
Solidarité a reçu 6 millions € et dispose encore de 2 millions €
Commité catholique contre la faim a reçu 2,8 millions € et dispose encore de 1 million €
UNICEF a reçu 57 millions € et dispose encore de 0,1 million €

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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Vendredi 2 mars 2007

Grâce à l'association SOLOT, je parraine l'éducation d'un orphelin togolais élevé par sa grand-mère. Nous correspondons maintenant depuis environ trois ou quatre ans. L'année dernière, pour le féliciter de ces efforts scolaires, je lui proposais de lui envoyer un cadeau de son choix. J'imaginais un jouet ou un ballon mais sa réponse fut un dictionnaire et un livre de grammaire. Agréablement surpris, je lui ai donc envoyé ce qu'il demandait.

Je viens justement de recevoir sa réponse :

Cher Eric,
J'ai le réel plaisir de t'informer de mes nouvelles. Je me porte bien ainsi que ma grand-mère. Ma première information porte sur la bonne reprise de l'année scolaire qui a commencé le 11 septembre 2006. Encore une fois, je t'informe que je suis en classe de troisième cette année et qu'il y a eu un petit changement de rythme parce que c'est une classe d'examen. C'est alors une occasion pour moi de te dire merci car j'ai en satisfaction en ce qui concerne le nécessaire (fourniture, écolage et droit d?inscription à l?examen du BEPC).

Ensuite, j'ai reçu le document que tu m'as envoyé ; vraiment je te remercie pour cet effort qui prouve combien de fois tu as la volonté de m'aider à poursuivre mes études et devenir un jour un homme utile au lieu de devenir un bandit de rue.

Pour terminer ma lettre, je t'envoie un paquet de bonjour que tu feras part à Alexandre, Julien et ta femme.

Comme je l'avais déjà écrit dans l'article Garder les pieds sur terre, cette correspondance est un double cadeau. Tout d'abord, l'enfant peut ainsi suivre une scolarité. Ensuite, le parrain fait d'une part une bonne action et prend conscience d'autre part que ses soucis sont souvent superficiels. 

 Association Solot pour le parrainage d'un enfant (27€/an).

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Parrainage
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Vendredi 23 février 2007

Voici le lien vers un documentaire d'investigation de CANAL + . Il a été produit par Canal + mais interdit d'antenne.
Sa diffusion sur le net est provisoire. Il faut donc le visionner rapidement. Elle a été interdite de diffusion sur canal+ :

http://video.google.fr/videoplay?docid=-1783600181213230759

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Environnement
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Dimanche 18 février 2007
Cette nuit, j’ai fait un rêve étrange : je vivais dans un monde où l’argent était plus important que la vie.

Dans ce rêve, on pouvait lire un article du « Canard Enchaîné » où je cite :
« La commission européenne vient de concocter toute seule dans son coin, un projet de règlement qui risque de torpiller le bio… » « …Dès 2009, on aura le droit à du poulet bio nourri avec du maïs aspergé de pesticide (au lieu de céréales récoltées à la ferme), du jambon fabriqué avec du cochon « bio » élevé sur caillebotis, la dalle de béton des porcheries industrielles, et traité aux antibiotiques (refiler des médocs n’est pas autorisé mais n’est plus interdit) ou du pain bio composé des céréales saupoudrées jusqu’à 0,9% d’OGM. Et l’on pourra aussi déguster un yaourt aux pommes bio délayé avec du lait industriel à condition que les morceaux de fruits soient issus de l’agriculture biologique (un seul ingrédient suffira à décrocher le label). »

Oui, ce monde étrange où il est plus rentable de commercialiser en toute conscience de la viande contaminée au prion, de perfuser du sang contaminé avec le virus du sida. Ce monde où les responsables de l’ARC ont pioché aisément dans les caisses, où les ONG tardent à utiliser l’argent des dons du tsunami et préfèrent le faire encore fructifier et où TOTAL ayant réalisé un profit record cette année, refuse d’indemniser les nettoyeurs volontaires des plages souillées par les boues cancérigènes de l’ERIKA.

Dans ce monde étrange, les politiques n’hésitent pas à nous persuader que les nuages radioactifs ne passent heureusement pas les frontières et que l’ont peut tranquillement consommer la production nationale. Ils n’hésitent pas aussi à utiliser de faux prétextes pour déclarer la guerre à l’Irak et de bénéficier ainsi de son pétrole tout en conservant un nombre relativement raisonnable de morts.

Enfin, même Pierre Perret pourtant connu dans mon monde pour ses chansons rigolotes comme le « zizi » ou « les jolies colonies de vacances » se met à chanter dans celui-ci des chansons plus noires comme par exemple « Je te tue » dont voici les deux derniers couplets :

Un anglais riait en vendant sans aucun mal
les stocks aux français de ses farines animales
ils disaient dans mon job
je vends du Kreutzfeld Jacob
ça pourrait s'additionner
à votre sang contaminé
toi frenchy je te tue ça rapporte tant d'argent
nous t'avons bien vendu nos poisons pendant huit ans
serait-ce parce que tu es trop bête
ou tout aussi malhonnête
que tu achetais nos saloperies
t'es comme nous aussi pourri

Les présidents fiers dans un bureau se partagent
le ciel et la terre en distingués géophages
les uns disent en riant si on prend vos OGM
vous oublierez certainement nos usines cancérigènes
toi planète on te tue les dieux de la consommation sont formels
y'aura plus de profits sans pollution
nos patrons la culture
c'est pas vraiment la nature
on sait bien que ces petits bobos
mettent en rage les écolos
mais il y a de tels enjeux qu'en achetant les politiques
on vend nos viandes et nos oeufs 50% transgéniques
les profits sont si grands que l'Europe des communautés
comme pour la vache folle avant espère qu'on ne va pas l'ébruiter


Heureusement, ce monde étrange n’est qu’un mauvais rêve, une fiction…

Par Eric LUDWIG - Publié dans : Le monde est fou
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